Persévérer grâce à l’optimisme

Cela vous arrive-t-il parfois de vous dire « je n’y arriverai jamais », « je ne suis juste pas fait pour ça », « je suis nul.le ». Votre premier réflexe est-il de baisser les bras devant à une difficulté ou face à quelque chose qui sort simplement de votre zone de confort ? Personnellement, cela m’arrive beaucoup trop souvent.

Je me compare aussi aux autres en que je suis «  moins » ceci ou cela «  qu’eux » et donc que je ne pourrais pas réussir de la même manière, ou je me dis qu’il y a « trop de concurrence donc je ne ferai pas le poids ». Ces affirmations négatives imputent directement le moral et sont décourageantes. Elles nous donnent l’impression qu’il y a une montagne en face de nous alors que bien souvent … il n’en est rien. Bref on se sens las, dépourvu de moyen, et il est alors beaucoup plus simple de subir ces affirmations négatives et d’abandonner que de persévérer.

Et c’est bien dommage ! Car ces pensées négatives et limitantes sont exactement la raison pour laquelle nous ne parvenons pas à atteindre nos objectifs, à faire des choses nouvelles que nous ne maitrisons pas encore parfaitement. Si on les écoute, si on les suit, elles nous rendent malheureux.

Mais attention ! Si ces affirmations négatives nous parviennent assez naturellement à l’esprit, ce ne sont que des pensées et rien que des pensées. Nous sommes tous capables de prendre conscience de leur existence, et d’y couper court.  

Les pensées ne sont rien d’autre qu’une version que l’on se crée de la réalité. Ce sont nos pensées qui forment la manière dont on va percevoir et vivre les choses. 
Notre possibilité de réussir ou d’échouer dans une situation donnée, notre analyse des événements et toutes nos prises de décisions ne sont que la conséquence directe de nos pensées.

Et voici la bonne nouvelle :  les recherches en psychologie et en neuroscience ont démontré que les pensées de chacun ne sont en rien « déterminées ». Personne ne naît optimiste ou pessimiste, nous sommes tous capables de choisir notre manière de penser et la façon dont nous souhaitons vivre un événement. 

Tout pessimiste, est capable de devenir optimiste. Et je suis moi-même convaincue qu’à force de m’entraîner à avoir des pensées plus positives, je ne serai bientôt plus que très rarement voire plus jamais sujette à des pensées limitantes. 

Alors, comment devenir optimiste ? Comment acquérir cette qualité qui nous permet de voir le positif, de croire davantage en ses possibilités de réussir peu importe la situation donnée et d’avoir plus d’émotions positives au quotidien ? 

Qu’entend-on par être optimiste ?

«  Le pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, l’optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté » Winston Churchill 

D’après moi, l’optimisme est une des qualités les plus importantes lorsqu’il s’agit d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixés. En effet, elle va déterminer notre motivation, notre volonté de réussir et notre persévérance. 

L’optimisme nous fait nous sentir capables. On voit plus facilement les issues positives, les opportunités et on ressent beaucoup plus d’émotions positives. On appréhende l’avenir avec moins d’anxiété, on croit sincèrement en l’issue positive qui nous attend et on communique beaucoup plus facilement son enthousiasme. 

On réussit à ne pas abandonner après un (et même plusieurs) échec(s) car on voit  ceux-ci comme un pas de plus vers la réussite, une source d’apprentissage.  On se met en conditions pour persévérer jusqu’au succès. 

Comme nous en parlions plus tôt, ce ne sont pas les événements qui déterminent notre succès mais la façon dont nous les interprétons, à partir de nos croyances. Notre esprit se concentre durablement sur un objectif sous l’effet de nos croyances et cet objectif se transforme pour nous en réalité. 

Et en ayant un état d’esprit optimiste, nous voyons le monde comme un champ infini de possibilités, d’opportunités qui s’offrent à nous. Nous y croyons sincèrement donc nous persévérons, confiants, jusqu’à ce qu’elles se réalisent. 

Très bien me direz-vous. Que de belles paroles sur l’optimisme et le fait que nous sommes libres d’orienter nos pensées vers le positif plutôt que le négatif. Mais comment identifier ces pensées négatives ? Comment parvenir à les contrôler et à avoir un impact sur elles ? Les scientifiques affirment peut-être que l’on peut agir sur elles mais comment s’y prendre concrètement dans son quotidien quand on a toujours fonctionné ainsi ? 

Voyons tout d’abord comment identifier ses schémas de pensées négatifs et limitants. 

Comment identifier sa propre façon de penser ?

Martin Seligman, chef de file de la psychologie positive et ex président de l’Association Américaine de Psychologie a fait plusieurs expérimentations sur l’optimisme. D’après celles-ci, notre confiance en l’avenir, notre croyance au bonheur ou au malheur peuvent être directement issues de la manière dont nous expliquons les difficultés auxquelles nous faisons face. 

Etudier la façon dont nous « justifions » nos échecs et nous comprendrons tout de suite si nous avons des pensées plutôt pessimistes ou optimistes. Une fois identifiées, nous pourrons agir directement sur ces pensées et reprendre le pouvoir. 

La permanence – ou le facteur temps

Celui qui abandonne facilement a tendance à recourir à des explications permanentes et définitives pour expliquer ses échecs. Au contraire, une personne ayant des capacités à persévérer, verra plutôt un phénomène passager dans la difficulté rencontrée. 

«  J’ai toujours été nul »  vs «  Je n’ai pas été à la hauteur dans cette situation »  
«  Personne ne pense jamais à moi »  vs «  Mon ami a oublié mon anniversaire cet année »  
«  Je n’y arriverai jamais »  vs «  Cette fois ci je n’ai pas réussi »  

La généralisation – notion de portée

Face à l’adversité, les optimistes parviennent à cloisonner les difficultés, isoler les facteurs d’échecs. Au contraire, les pessimistes vont plutôt avoir tendance à impacter tous les aspects de leur vie par cet événement négatif, ils généralisent.

Par exemple, une personne pessimiste qui a fait face à un échec au bureau va non seulement être de mauvaise humeur par rapport à cela, mais va également être désagréable avec son entourage, ne se sentira pas d’aller à son cours de piano ce soir là non plus et n’aura pas d’appétit alors qu’un bon restaurant était prévu ce soir là, etc. 

L’optimiste dans cette même situation sera certes impacté au travail par cette mauvaise nouvelle mais sera capable de voir le positif ailleurs et de ne pas laisser ce mauvais pas impacter tous les aspects de sa vie. 

Bien entendu il y a des événements plus ou moins graves qui vont avoir un impact plus ou moins important sur nous de manière générale mais si l’on parle des petites choses du quotidien, être capable de cloisonner permet de limiter la propagation des pensées négatives dans tous les aspects de notre vie.

On a passé une mauvaise journée mais on se rattrape le soir en voyant des amis pour passer un bon moment et se réjouir des autres choses positives dans notre vie.   

Ainsi, la généralisation est également le fait de partir d’une situation donnée et d’étendre la portée à tous les cas qui s’y rapprochent de près ou de loin : 
«  Les réunions ne servent à rien »  vs «  Cette réunion était inutile »  
«  Les directeurs sont tous des personnes froides et insensibles » vs «  Mon directeur n’a pas été compréhensif vis à vis de mon problème » 

La personnalisation 

Enfin, le pessimiste a tendance à s’approprier les échecs alors que l’optimiste les attribue à une cause externe.  Et inversement le pessimiste va attribuer son succès à une cause externe alors que l’optimiste saura se l’attribuer et se féliciter pour sa réussite. 

«  J’ai eu de la chance, ça ne va pas durer »  vs «  J’ai réussi avec brio, je vois que je m’améliore de jours en jours, le travail paie toujours » 
«  J’ai fait échouer le projet, tout est de ma faute » vs «  Nous n’avons pas réussi pour plusieurs raisons, il faut identifier ces raisons et réessayer différemment » 

Vous reconnaissez-vous dans certaines de ces affirmations ? L’idée n’est surtout pas de se fixer une étiquette du type « j’en étais sûr, je suis pessimiste », mais justement d’être désormais capable d’identifier ces schémas de pensée pour pouvoir les changer ! 

Quelques conseils pour être plus optimistes

Si vous sentez parfois que vous n’avez pas la bonne attitude face à vos échecs, que vous vous affirmez des choses négatives, contre productives qui ne vous encouragent pas à persévérer… bonne nouvelle ! L’optimisme est une qualité qui s’acquiert ! Elle peut se travailler, s’apprivoiser tous les jours.

Toute personne peut déterminer librement sa façon de penser, la rendre plus positive. Personne n’est prisonnier de son éducation ni de ses habitudes. 

Dans La force de l’optimisme, Martin Seligman explique que pour devenir optimiste, il faut être capable d’adopter la bonne attitude, le bon dialogue intérieur lorsque l’on fait face à un échec ou à une difficulté.

Pour développer son optimisme et sa capacité à générer des pensées positives face à des difficultés, il faut donc prendre le temps de s’écouter pour identifier les pensées qui nous ralentissent. Si vous savez maintenant comment identifier un schéma de pensée optimiste ou pessimiste, il faut désormais détecter celui-ci chez vous et le contrer s’il ne vous convient pas. 

Pour cela, vous pouvez par exemple tenir un journal dans lequel vous distinguerez 3 étapes : 
Difficulté rencontrée : décrire actuellement le problème sans interprétation ni émotion 
Explication : comment expliquer ce revers, comment l’interpréter ? 
Conséquences : quelles émotions avez-vous ressenti ? Quelles décisions ont découlé de cette interprétation ? 

Cela vous permettra de mieux comprendre votre dialogue intérieur, de relativiser face à ce qu’il vous arrive, de prendre de la hauteur et de trouver plus facilement des solutions adaptée. 

Mais n’hésitez pas aussi à intervenir dans le feu de l’action : une pensée négative vous parvient : «  Je n’y arriverai jamais », n’attendez pas et intervenez tout de suite ! Ces affirmations négatives sont simples à identifier, ne leur laissez pas le temps d’envahir votre esprit, vos émotions et d’impacter votre journée entière… Dès que vous vous formulez ce type de phrase, identifiez-là et répétez-vous exactement l’inverse «  Si ! Je vais y arriver » et re- contextualisez-là pour retirer la généralisation, la permanence et ou la personnalisation ! Ensuite essayez de trouver une solution. Il y en a forcément une.

Au début cela vous paraîtra sûrement bête, inutile et il faudra vraiment vous forcer pour parvenir à quoi que ce soit. Mais à force, votre cerveau y parviendra et vous arriverez bien plus aisément à vous sortir des mauvaises passes. Encore une fois, il ne s’agit que de vos pensées, de votre façon de voir les choses et de les interpréter ! Vous pouvez reprendre la main. 

De manière plus générale, les adjectifs qualificatifs que vous utilisez le plus sont-ils plutôt positifs ou négatifs ? Essayez d’identifier le champ lexical que vous employez au quotidien. Si vous vous apercevez qu’il est trop peu fourni de positif, alors ajoutez-en vous-même. Notez sur un cahier les tournures de phrases négatives que vous utilisez trop souvent et écrivez son équivalent en positif. Forcez votre cerveau à intégrer plus de vocabulaire positif et à l’utiliser dès que possible. A force, cet exercice deviendra plus naturel et votre vision du monde sera plus agréable. 

Enfin, cela vous arrive de découvrir un nouveau sujet qui vous était alors inconnu, et de le voir partout ? Par exemple, vous voulez investir dans une nouvelle voiture et vous repérez un modèle qui vous plaît. Vous allez voir ce modèle absolument partout alors qu’il vous était encore inconnu il y a trois jours ? Et bien cela fonctionne exactement de la même manière pour tout, y compris le positif. Votre esprit ne peut pas se concentrer sur tout. Il va donc opérer une sélection et porter son attention sur les éléments qui lui semblent important. Si vous décidez de vous intéresser aux choses positives, aux opportunités plutôt qu’aux difficultés et aux échecs, votre cerveau fera ce travail pour vous et adoptera un nouveau focus ! Si vous avez un objectif précis en tête, il trouvera des chemins encore jamais identifiés pour vous permettre plus facilement d’y parvenir ! 

Le dernier conseil que je peux vous donner pour vous encourager à persévérer est de ne pas minimiser les réussites. Accordez de l’importance à toutes vos réussites, même celles qui vous paraissent ridiculeusement petites. Elles ne le sont pas, vous méritez de vous féliciter. Le travail et la motivation paient! Chaque petite victoire est le carburant qu’il vous faut pour continuer à avancer vers votre objectif. 

J’espère que ces conseils vous auront aidé et je vous dis à très vite. 

Be happy, Make it positive! 

Charlotte.

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